Abstract
Background:
Intensive care unit (ICU) patients with neurological impairments often require neuroimaging. However, the relative sensitivity of various imaging modalities of the brain has not yet been explored in this population.
Methods:
In this study, we compare the findings of CT and MRI scans in ICU patients to (1) identify the number and rate of clinically relevant lesion detected by MRI while missed by CT and vice versa and (2) determine specific lesion types for which CT versus MRI discrepancies exist. A review of medical records included CT and MRI reports of patients who underwent these procedures while they were patients in our ICUs between July 2004 and July 2009. MRI and CT were compared regarding their ability to detect clinically relevant abnormalities. Odds ratios with 95% confidence limits were calculated to compare diagnostic categories regarding the rate of discrepant MRI versus CT findings, followed by power analyses to estimate sample sizes necessary to allow for further testing in a larger trial.
Results:
MRI revealed clinically relevant additional abnormalities over CT in 129 of 136 patients (95%) that included the detection of additional finding for 15/27 hemorrhagic lesions (55.6%), 33/36 (92%) ischemic strokes, 19/27 (70%) traumatic lesions, 8/14 (57%) infections, 15/24 (62.5%) metabolic abnormalities, and all seven neoplasms. Odds ratio analysis revealed the added sensitivity of MRI to be greater for ischemic and neoplastic lesions than for trauma, metabolic-related abnormalities, infection, or hemorrhage.
Conclusions:
MRI is more sensitive than CT in identifying clinically meaningful lesions in at least a subset of ICU patients, regardless of pathology.
Valeur ajoutée de l’IRM par rapport au CT du cerveau chez les patients hospitalisés à l’unité de soins intensifs.
Contexte :
Chez les patients présentant une atteinte neurologique, hospitalisés à l’unité de soins intensifs (USI), il est souvent nécessaire d’avoir recours à la neuroimagerie. Cependant, la sensibilité relative de différentes modalités d’imagerie du cerveau n’a encore jamais été explorée dans cette population de patients.
Méthode :
Dans cette étude, nous avons comparé les constatations aux scans CT et IRM chez des patients de l’USI afin d’identifier le nombre et le taux de lésions significatives au point de vue clinique détectées par l’IRM mais manquées par le CT et vice versa et de déterminer le type de lésions pour lesquelles il existe des divergences entre le CT et l’IRM. Nous avons effectué une revue des dossiers médicaux des patients qui avaient subi ces examens au cours de leur hospitalisation à l’USI entre juillet 2004 et juillet 2009, pour lesquels il y avait un rapport de CT et d’IRM au dossier. Nous avons comparé la capacité de l’IRM et celle du CT à détecter des anomalies significatives au point de vue clinique. Nous avons calculé les rapports de cotes avec un intervalle de confiance à 95% pour comparer le taux de divergence des constatations à l’IRM par rapport au CT selon les catégories de diagnostiques et nous avons réalisé des analyses de puissance pour estimer les tailles d’échantillons nécessaires en vue de poursuivre l’étude lors d’un essai de plus grande taille.
Résultats :
L’IRM a révélé des anomalies additionnelles significatives par rapport au CT chez 129/136 (95%) patients incluant la détection de constatations additionnelles chez 15/27 (55,6%) cas de lésions hémorragiques, 33/36 (92%) cas d’accidents vasculaires cérébraux ischémiques, 19/27 (70%) cas de lésions traumatiques, 8/14 (57%) cas d’infections, 15/24 (62,5%) cas d’anomalies métaboliques et chacun des 7 cas de néoplasies. L’analyse des rapports de cotes a montré que la plus grande sensibilité de l’IRM en faisait un examen supérieur pour les lésions ischémiques et les lésions néoplasiques que pour les lésions traumatiques, les anomalies métaboliques, les infections ou les hémorragies.
Conclusions :
L’IRM est plus sensible que le CT pour identifier des lésions significatives au point de vue clinique chez au moins un sous-groupe de patients de l’USI, quelle que soit la pathologie en cause.