Abstract
Le niveau de la mer a été observé à Jeddah et à Port-Soudan pendant l'année 1991 ; les valeurs moyennes journalières indiquent que la plus grande partie (60 %) de l'énergie se trouve dans les variations saisonnières. Le signal saisonnier est la somme d'une composante annuelle et d'une composante semiannuelle. Les amplitudes de la composante annuelle, respectivement de 20,3 et 12,7 cm, représentent environ 44 % de la variance totale. Les amplitudes du cycle semi-annuel, 9,6 cm et 7,7 cm, correspondent respectivement à lO% et 16% de la variance. A Jeddah, l'analyse spectrale croisée entre les composantes du niveau de la mer et la tension du vent montre que le cycle annuel est principalement induit par la composante orientée le long de la côte. En revanche, il n'y a aucune corrélation entre le niveau de la mer et la tension du vent perpendiculaire à la côte, quelle que soit la fréquence. A Port-Soudan les deux composantes de la tension du vent contribuent de manière significative au cycle annuel du niveau de la mer : des variations de 3,5 jours de période sont liées à la tension le long de la côte, tandis que des périodes de 2 et 6 jours sont associ~es à la tension perpendiculaire à la côte. Le cycle semi-annuel est fortement lié au taux d'évaporation. L'analyse spectrale des variations du niveau de la mer montre que les variations à basse fréquence sont cohérentes à travers la mer Rouge, tandis que les fluctuations à haute fréquence sont dues aux conditions météorologiques locales. L'analyse de la marée montre qu'à Jeddah, elle est semi-diurne avec de fortes inégalités diurnes tandis qu'à Port-Soudan elle est diurne.